1998, La Vallée s’éclate

Du 22 au 30 mai 1998
Nous pourrions être tentés de ne voir dans la Vallée qu’un simple divertissement... Je préfère y voir une fenêtre ouverte sur le monde, sans oublier nos voisins les plus proches ; je salue à cette occasion Saint-Aquilin et Saint-Front de Pradoux qui nous rejoignent cette année. L’action culturelle est à mon sens un moyen de compréhension de l’autre et de reconnaissance de ses différences, un véritable vecteur de communication et de partage, un indiscutable facteur d’intégration sociale… Un élément indispensable d’une citoyenneté, plus que jamais nécessaire à la cohésion de notre société.
Jacques Monmarson (Maire de Saint-Astier)
Cette année-là, La Vallée reçoit : ...
Il suffit d’un peu de peinture pour changer le regard des passants. Utopie ? Non, Ilotopie, le nom d’une compagnie de théâtre de rue qui a fait sensation sur le marché de Saint-Astier : homme bleu, mais aussi rouge, vert, violet, femme orange, jaune... ces droles d’énergumènes étaient vêtus d’un simple string et déambulaient très à l’aise entre les étalages et les passants éberlués ou amusés. Titres alléchants : le Gastéropode mutuel urbain, la Femme-chantilly, le Rocher aux alcools, le Représentant en saucissons... Et pas besoin de longs discours pour délier les langues, celles des gens sur le marché : « c’est quoi le but du jeu ? »
Les Menus Plaisirs ont mêlé à la compagnie une vingtaine de gens d’ici prêts à partager ces moments fugaces faits d’images intimes. Pour le final, au fil de l’eau, les pétales, les brasiers et les lueurs, faisaient osciller cette créativité venue comme un point d’orgue à un festival qui contribue toujours a étonner et à solliciter du spectateur une complicité active. La passante vêtue de viande fraîche, proposant des morceaux délictement grillés au chalumeau... c’était cette année-là ! Merci à Guy Schneller pour l’éclate...

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